Vidéo à venir — Emmanuel Klein, fondateur
J'ai créé SOS ÉCRANS parce que j'avais peur.
Pas pour moi. Pour les enfants que je voyais autour de moi — dans les familles de mes proches, dans les nouvelles, dans les rapports scientifiques que je lisais. Des adolescentes qui développaient des troubles alimentaires associés à l'usage d'Instagram. Des garçons manipulés par des prédateurs qui avaient compris que les applications de messagerie étaient des espaces sans surveillance. Des parents démunis, cherchant des outils, ne trouvant que des logiciels espions qui brisaient la confiance plutôt que de la construire.
J'ai passé des mois à analyser le problème. À lire les études. À tester des solutions. J'ai compris que le problème était structurel : les entreprises technologiques ont des intérêts commerciaux qui s'opposent à la santé des enfants. Les outils de contrôle parental existants sont soit inefficaces, soit intrusifs, soit payants. Et les familles les plus vulnérables sont celles qui ont le moins de ressources pour payer.
Alors j'ai décidé que notre outil serait gratuit. Pas "gratuit pendant 3 mois". Pas "gratuit avec des fonctionnalités limitées". Gratuit. Pour toujours. Pour chaque famille, quelle que soit sa situation.
Je ne suis pas un expert en cybersécurité de formation. Je suis quelqu'un qui a vu un problème, qui a décidé qu'il n'était pas acceptable d'attendre qu'une entreprise commerciale le résolve, et qui a construit une réponse.
Cette réponse est imparfaite. Shelkid ne peut pas tout. iOS ne permet pas de lire les messages des applications tierces — WhatsApp, Snapchat, Instagram. Nous le documentons publiquement sur notre site plutôt que de le cacher derrière un discours marketing. La transparence est notre seule monnaie, et je préfère qu'une famille sache exactement ce que Shelkid peut et ne peut pas faire plutôt qu'elle soit déçue le jour où ça compte vraiment.
J'ai aussi compris très vite que la technologie seule ne suffit pas. Un enfant qui sait reconnaître un prédateur vaut mieux qu'un enfant derrière dix filtres qu'il contournera en dix minutes. C'est pourquoi l'Atelier Prevento existe — pour donner aux encadrants et aux parents les outils pédagogiques qui manquent, fondés sur ce que la science sait réellement du développement adolescent, pas sur la peur.
Ce que je sais, c'est que chaque famille qui installe Shelkid, chaque classe qui fait l'Atelier Prevento, chaque adolescent qui apprend à reconnaître un prédateur — c'est une victoire réelle, pour un enfant réel, aujourd'hui.
Merci de nous faire confiance.
Une lettre parle au cœur. Voici les réponses à la raison — sans détour, et vérifiables.
Techniquement, ils le pourraient. Mais leur modèle économique repose sur l'attention des plus jeunes : un outil qui alerte et protège va à l'encontre de leurs intérêts. Et pour une entreprise géante, « lire les messages d'enfants » est un risque que personne ne veut porter. Cet espace ne pouvait être occupé que par un tiers neutre, gratuit et sans publicité — c'est notre raison d'être.
Non, et c'est le cœur de notre conception. Sur Android, l'analyse se fait sur le téléphone de l'enfant — les messages ne partent pas sur nos serveurs. Shelkid n'ouvre pas les conversations « pour lire » : il alerte un adulte référent uniquement en cas de danger réel. Et l'enfant est informé — un « pacte » lui explique que l'outil est là pour l'aider, pas pour l'espionner ni le punir.
Aucun outil n'est parfait, et nous ne le prétendons pas. Shelkid n'alerte pas sur un mot isolé, mais sur une trajectoire — une accumulation de signaux dans le temps. Et c'est toujours un humain qui interprète et décide. Nous préférons une alerte de trop, qu'on discute en famille, qu'un danger passé sous silence.
Il n'y en a pas. SOS ÉCRANS est une association loi 1901 sans but lucratif ; la gratuité pour les familles est inscrite dans nos statuts. Pas de publicité, pas de revente de données, pas d'investisseur à rembourser. Le projet vit de dons — et l'intégralité des dons va au projet : aucun salaire, aucun dividende (hors frais de transaction bancaire).
Je ne m'appuie pas sur mon intuition, mais sur un corpus de sources vérifiables — recherche sur la cyberviolence et le grooming, données du 3018, benchmarks internationaux (CEOP, NCMEC, Thorn…), cadres comme EU Kids Online, et bien d'autres. Tout est listé et sourcé dans notre note méthodologique et notre bibliographie. Mon travail a été d'assembler ce savoir existant et de le pointer vers un angle mort que personne ne regardait. Rien n'est inventé, tout est vérifiable — et je cherche aujourd'hui la validation de spécialistes.
Deux questions, deux réponses. La pérennité : ne pas faire reposer l'association sur une seule personne est l'une de nos priorités — c'est l'objet même de cet appel aux dons. La sortie : Shelkid accompagne l'enfant pour s'effacer, pas pour s'installer. À 18 ans, l'outil se retire — l'objectif a toujours été l'autonomie, jamais la dépendance.
Votre don permet de garder Shelkid gratuit pour toutes les familles. Chaque euro va directement au développement technique et aux ateliers de prévention.
Faire un don →« Celui qui a un pourquoi pour vivre peut supporter presque n'importe quel comment. »
— Viktor Frankl · Découvrir un sens à sa vie (1946)